Farida
CHERBI
Architecte (Ecole Polytechnique d’architecture et d’urbanisme,
Alger, 1983)
Master en Urban Design (Mackintosh School of Architecture, Glasgow,
1986) |
Aujourd'hui
Chargée de cours au département d’architecture
de l’Université Mouloud Mammeri, Tizi-ouzou, Algérie.
Enseigne la « Méthodologie du projet architectural »
et « Analyse urbaine ».
Depuis 2000, membre de l’équipe de recherche « Architecture
des XIXe et XXe siècles en Algérie. Connaissance et
reconnaissance ».
Depuis le 1er janvier 2006, membre et responsable de l’équipe
algérienne au sein du GDRI sur « Architectures
modernes en Méditerranée » Sources, identification,
actualité coordonné par le laboratoire CITERES (CNRS-Université
de Tours, anciennement URBAMA) |
Thèmes de recherche
1- L’architecture des XIXe et XXe siècles
en Algérie. Connaissance et reconnaissance.
Le patrimoine architectural et urbain des XIXe et XXe siècles
en Algérie constitue le domaine d’investigation de
ce projet. L’amélioration des connaissances et des
savoirs se rapportant à la production architecturale et urbaine
de cette période, d’une part, et son insertion dans
la problématique et les dynamiques de patrimonialisation,
d’autre part sont les principaux axes de cette recherche.
« Connaissance et reconnaissance d’un patrimoine »
identifie le patrimoine architectural et urbain des XIXe et XXe
siècles, composante majeure et spécifique des structures
urbaines algériennes, de même que les productions littéraires
et sources bibliographiques comme les supports et les vecteurs privilégiés
de cette connaissance. Ainsi, l’identification de ce capital
référentiel et le repérage des sources relatives
à l’objet d’étude, lancé dans le
cadre du projet « Patrimoines Partagés » continuent
d’être au cœur des préoccupations du projet.
2- Les acteurs de la production architecturale et urbaine à
Alger aux XIXe et XXe siècles.
3- L’architecture néo-mauresque comme la manifestation
d’une interculturalité.
A contre courant de la conception puriste du patrimoine, cette approche
s’inscrit dans une optique de valorisation de l’héritage
né de la rencontre des cultures des deux rives de la méditerranée,
exprimée dans l’Architecture néo-mauresque.
Produit de la colonisation mais néanmoins porteur de valeurs
qui nous sont familières, cette architecture est aussi le
reflet de cette dualité. Au-delà des motivations idéologiques
qui l’ont suscitée, cette architecture est perçue
comme une contribution à la construction d’un langage
spécifique.
D’abord image d’une modération de l’attitude
colonialiste, par des manipulations plus ou moins profondes de formes
et de styles, l’architecture neo-mauresque s’est construite
peu à peu une identité propre.
C’est ce déplacement d’une conception fondée
sur l’image vers l’affirmation d’une identité
architecturale à partir de l’interaction de valeurs
opposées qui constitue le thème central de cette recherche. |
Autres activités
A Participé de 2002 à 2005 au projet
euroméditerranéen « Patrimoines partagés
: savoirs et savoir-faire appliqués au patrimoine architectural
et urbain des XIXe et XXe siècles en Méditerranée
» dans le cadre du programme Euromed Heritage II. |
Publications récentes
Cherbi Farida et Aiche Boussad. « Connaissance
et reconnaissance du patrimoine. 1830. 1962. » In Histoires
d’architectures en méditerranée XIXe-XXe siècles.
Sous la direction de Jean-Baptiste Minnaert. 2005. Editons de la
villette. Penser l’espace.
Cherbi Farida et Aiche Boussad et Leila Oubouzar. Reconnaître
et protéger l’architecture récente en Méditerranée.
Sous la direction d’Alexandre Abry et Roméo Carabeli.
2006. Editions Maisonneuve et Larose.
Cherbi Farida et Aiche Boussad et Leila Oubouzar. « Alger,
Le Front de mer, les voûtes de la place des Martyrs et le
Lazaret » In Patrimoines partagés en Méditerranée.
Eléments clés de la réhabilitation. Sous
la direction de Mohamed Awad. 2005. L’Alexandria Préservation
Trust. |
Florence - Istituto Agronomico
per l'Oltremare (IAO) 1938
Photo: Romeo Carabelli |